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SÈTE, UN TCHOUTCHE

LA GENÈSE DE « SÈTE, UN TCHOUTCHE »
Radio Muge, qui est une radio inclusive à tous points de vue, s’est lancée dans cette aventure parce que « l’essentiel dans la vie, c’est le principal ». Parce que « le rire est le propre de l’homme » et que l’autodérision est souvent un signe de lucidité… Ça nous arrive donc de temps à autre aussi, chez Radio Muge, d’avoir quelques lueurs d’intelligence.

Tout est parti de rien, de base. Logique quelque part, quand on sait qu’à la base de tout, y’a rien… Bref. C’était il y a au moins 3 ans (et un quart de lune) déjà…

Au royaume des muges, les Capello sont rois et deviennent forcément fous. Initialement, on était partis sur une pastille de 3 minutes. Un mot, une définition décalée racontée avec un ton inspiré des Shadoks. Initialement on a dit, parce qu’à partir de là, Philippe Capello a littéralement « touché la bombe ». De 3 minutes, on est ainsi passés à 4 puis 5 puis 6 minutes, etc., jusqu’à se retrouver parfois à 10 minutes sur la venue d’Angela Merkel à la Saint-Louis et sa visite de la tombe de Jim Morrison au Cimetière Marin. Et c’est là que « les bactéries ont attaqué » !!! Des bactéries comme François Dichemo, qui a profité du flou et de l’instabilité permanente régnant chez Radio Muge pour prendre en otage l’espace médiatique, politique, public, économique, scientifique, cathodique, numérique, et même olympique…

François Dichemo venait de mettre le pied dans la porte. Elle ne sera plus jamais refermée. Place désormais à la folie-fantaisie.

On en revient à la fameuse chronique « La Minute de Philippe Capello ». Qui aura vu naître le morceau de Dichemo, « Sète un Tchoutche ». Le genre de track imparable. Qui aurait pu passer « entre les muges » si Sdazz Mc Skibbons n’avait pas été traumatisé, obsédé, fasciné par cet OVNI musical. « Philippe, crois-moi, on va pas en rester là !!! ». La vérité, Philippe ne comprenait absolument pas le délire de Sdazz. Il avait fait ça pour déconner et surtout pour nous, vous, faire rire. Mais le rire est une chose bien trop sérieuse pour la prendre à la rigolade. Conséquence, non, ça n’allait surement pas en rester là. Sdazz s’engagea alors corps et âme dans une campagne de « harcèlement » auprès de Philippe et son alias. Un an, deux ans peut-être, à tenter de le faire plier, de l’évangéliser même, en déployant des trésors d’arguments qui n’auraient jamais convaincu une personne un minimum saine d'esprit. Mais on est sur Radio Muge, ne l’oublions pas. Et à l’impossible, nul n’est tenu.

Tournicoti, tournicomuge avec effet « mugie noire », ne nous demandez pas pourquoi mais il y a quelques mois, Philippe a rendu les armes. Et s’est remis au travail, dans son studio umlaut, à Berlin. Pour accoucher, non d’une souris, mais du bientôt légendaire « Sète, un Tchoutche ». Parce qu’il est perfectionniste, Philippe Capello a décidé de s’entourer des meilleurs pour produire son hit. Le nom de François Dichemo, malgré sa personnalité pour le moins complexe et étonnante, s’est imposé instantanément. Oui, François est quoi qu’on en dise un orfèvre du son, et sait autant jouer avec la vulgarité qu’avec la cérébralité. François Dichemo a offert au Monde « Sète, un Tchoutche ». Le reste appartient désormais à l’histoire.
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Radio Muge a décidé de ne pas faire appel aux ressources publicitaires, hors cotisations des adhérents. La vente de produits dérivés ou de services sont des ressources qui restent encadrées et limitées pour une webradio se revendiquant associative et sans but lucratif. Il est donc primordial de pouvoir nous appuyer sur les dons et mécénats privés, sachant que nous ne pouvons prétendre aux subventions publiques dans un premier temps. N’hésitez donc surtout pas à nous envoyer des denrées périssables, du linge de maison, du matériel de surf, des panneaux solaires, des couvertures de survie, ou même des gaufrettes Verkade croustifondantes. On accepte également les dons en nature, parce que l'on soutiendra toujours le commerce équitable. Sans sulfites, naturellement.  

« Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d’un trait jusqu’au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager. » 

Voila en substance le conseil que nous a prodigué Walt Disney il y a bien longtemps, alors que nous étions en train de déguster ensemble des oursins à même les rochers de la digue du Lazaret. C’était un beau soir d’été. Il était si heureux. « Ça me change de Chicago » avait-il ajouté, extatique, tandis qu’une délicate brise marine venait nous chatouiller les branchies. Nous n’avons pas su lui répondre autre chose que « Ben oui, forcément… » Quelques mètres plus loin, on entendit : « Je sens que des oiseaux sont ivres / D’être parmi l'écume inconnue et les cieux ! » C’était encore Stéphane, à la dérive, que l’on avait déjà tenté de Mallarmé sur les dangers de l’alcool. 

Tout ça pour vous dire, de façon absurde et légère, que Sdazz Mc Skibbons et Paul Brisco ont toujours eu ce rêve de monter une radio chevillé aux écailles. Et aujourd’hui, malheureusement, ce rêve est plus que jamais en péril. 

Depuis sa création il y a bientôt quatre ans, Radio Muge s’est revendiqué comme un vecteur culturel local tentant d’unir et de faire rayonner les forces motrices de la vie artistique, si foisonnante et singulière, de la ville de Sète. 
Nous nous battons depuis lors pour faire exister de façon pérenne Radio Muge, sans subventions, seulement aidés par de gentils donateurs. Au-delà de nos attentes personnelles, l’idée était de promouvoir la culture sétoise, de mettre en lumière des parcours et personnalités atypiques, et surtout d’être tous ensemble. 

Mais à ce jour, Radio Muge est exsangue. N’est pas Elon Muge qui veut. Et c’est pas plus mal. Sans entrer dans les détails, maintenir en vie une webradio indépendante implique nécessairement des frais de fonctionnement (SACEM, SPREE, équipement du studio, hébergement & stockage de données, charges diverses…), et nous ne sommes plus en capacité d’y faire face, à notre grand regret.  

Nous nous sommes donc résignés à solliciter votre bonté et votre générosité pour assurer notre survie avant, nous l’espérons de toutes nos forces, de repartir sur de bases saines dans un nouveau repaire, le Bar Muge. 

Nous avons donc décidé de mettre en place une cagnotte sur le site Hello Asso : 

https://www.helloasso.com/associations/radio-muge/collectes/sauvons-radio-muge

Alors, évidemment, il n’est point question ici d’un quelconque enrichissement personnel. Nous ne sommes pas les Balkany. Et il n’y a pas de « Grain de riz » chez Radio Muge. Si ce n’est dans une bonne rouille de seiche. 

Voilà, nous remercions par avance du fond du coeur toutes les personnes qui feront un geste.

Restez branchies !!! La team Muge ❣️